l’ardoise de artisan91

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Légère, imperméable, résistante à l’écrasement et à l’abrasion, l’ardoise est le matériau de prédilection des pays pluvieux, donc des toits à forte pente. Ses dimensions et forme doivent répondre à différents critères permettant d’assurer une parfaite étanchéité.
Les ardoises existent en différentes teintes, caractéristiques des styles régionaux : gris bleuté en Anjou et en Bretagne ; vert dans les Ardennes ; bleu noir dans les Alpes, les Pyrénées, les Causses…
? Attention à la qualité, très variable selon les provenances. Privilégiez les produits de premier choix, classe A, qui limitent les pertes au minimum et dont la longévité est garantie.
Au clou ou au crochet
On privilégiait autrefois les matériaux de couverture (comme de construction) disponibles localement : chaume, pierre, bardeaux de bois… En raison du coût élevé de leur mise en œuvre, et par manque de poseurs qualifiés, ils se sont peu à peu marginalisés. Excepté l’ardoise, que l’Anjou riche en schiste exploite depuis des siècles. Sa pose peut s’effectuer au “clou” sur voliges ou au “crochet” sur liteaux. Dans notre cas, les liteaux sont cloués sur des contre-lattes, elles-mêmes fixées aux chevrons par-dessus un écran de sous-toiture bitumeux.
? L’ardoise utilisée est fournie en plaques rectangulaires de 300 x 220 mm et 3,3 mm d’épaisseur (poids moyen 25 kg/m2). Sa largeur est égale à deux fois la valeur du recouvrement. Ce dernier est la partie qui ne reçoit jamais d’eau et assure l’étanchéité de la couverture. Pour le définir, il faut prendre en compte la région climatique (la France en compte trois), le site (protégé, exposé…) et son altitude, la pente du toit, la longueur du versant, le mode de fixation.
? Outre le recouvrement, l’ardoise mise en place présente deux autres surfaces caractéristiques : le faux pureau et le pureau. Le faux pureau est la partie cachée par le rang supérieur. Il n’est mouillé qu’au droit des joints de celui-ci. Le pureau est la partie visible qui reste exposée à la pluie. Il détermine l’espacement des liteaux.
Technique de pose
Deux outils suffisent pour couvrir toute une toiture : le marteau et l’enclume. Le premier est muni d’une tête de frappe et à l’opposé de celle-ci, d’une partie tranchante et pointue. La seconde, en forme de “T” à planter, s’utilise en appui sur le voligeage ou le liteaunage pour retailler les ardoises sur place.
? La pose débute en bas du versant par la rangée dite de “doublis”. Les ardoises sont maintenues à l’aide de clous et de crochets sur une volige  posée à l’égout de toit. Sur celle-ci, à 3 cm du bord inférieur, est tracée une ligne repère permettant d’aligner les crochets (de 10 cm de long) à bonne hauteur. Ainsi positionnée, la première rangée recouvrira la gouttière de 7 cm : niveau où le ruissellement se casse (la “goutte d’eau”).
? Ces ardoises doivent être retaillées pour les ajuster à la volige, en fonction du pureau. Une fois la mesure prise, on trace avec la pointe du marteau et avec sa partie tranchante, on coupe en appui sur l’enclume.
? À partir de la rangée de doublis, les artisans entreprennent de couvrir le pourtour du versant (rives latérales et de faîtage) puis remplissent l’intérieur de bas en haut. Ce qui permet de répartir les coupes de façon harmonieuse, avant d’arriver sur les bords.
? Si la toiture présente une surface importante ou comporte des lucarnes, on peut la partager en plusieurs portions et les couvrir l’une après l’autre selon le même principe. La progression s’effectue de la façon suivante : à chaque fois qu’une ardoise est posée, on agrafe un crochet sur le liteau du dessus en le positionnant en fonction du recouvrement latéral à respecter.

Site internet de artisan91 http://www.artisan91.fr

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